Si Molière avait vécu au XXIe siècle, il aurait intitulé sa pièce « L’hypocondriaque ».
Mais voilà, nous sommes au XVIIe, et c’est « Le malade imaginaire » qu’il a choisi comme titre pour ce qui sera sa dernière œuvre, une sorte de testament théâtral.
L’histoire, on la connaît : celle d’Argan, qui se plaît à croire qu’il est gravement malade, au point même de vouloir marier sa fille Angélique à un médecin, alors que le cœur de la jeune fille bat pour un autre homme.
Autour d’Argan gravite une panoplie de personnages qui manient admirablement les faux-semblants : Béline dont l’amour pour Argan est factice, Cléante qui joue les maîtres de musique pour séduire Angélique, et bien évidemment les médecins qui ne sont en fait que de pédants imposteurs tournés en ridicule.
Alors bien sûr, on rit et on se moque de tous ces personnages, on rit et on se moque des saignées et des purges qu’Argan s’inflige, on rit du stratagème de Toinette et surtout, on rit pour faire croire à la mort qu’elle ne nous fait pas peur.
Et si le rire était le meilleur remède à tous nos maux ?
